NOTRE PROGRAMME D’ÉVEIL & SOCIALISATION / SOCIABILISATION DU CHIOT
BASÉ SUR LES NEUROSCIENCES
10 semaines pour les préparer à une vraie vie de famille et d’aventures
Comment l’éveil et la socialisation à l’élevage façonnent nos chiots Bergers Australiens & Jack Russel pour les rendre équilibrés et adaptables ?
L’ESSENTIEL DE NOTRE PROGRAMME EN QUELQUES MOTS
De la naissance au départ des chiots, nous mettons en place un programme structuré d’éveil, de socialisation et de pré-éducation.
Il s’étend sur l’ensemble des 10 premières semaines de vie et s’appuie sur le développement neurologique, sensoriel et émotionnel du chiot.
Ce travail commence très tôt par des stimulations neurologiques et olfactives précoces et se poursuit jour après jour à travers une grande diversité d’expériences concrètes, introduites de manière progressive et adaptées au rythme de chaque chiot :
- Manipulations & soins : habituation aux manipulation du corps, gestes vétérinaires simulés, découverte du toilettage (bain, séchage, brossage)
- Supports & surfaces : sols variés, textures, niveaux, intérieur et extérieur
- Découvertes sensorielles : odeurs, sons du quotidien, objets en mouvement, environnements nouveaux
- Rencontres humaines : adultes, enfants, personnes aux profils variés
- Interactions canines : congénères d’âges, de tailles et de tempéraments différents
- Exploration de lieux : espaces nouveaux, balades hors de l’élevage, proprioception
- Séparations & solitude : absences courtes, apprentissage de l’autonomie
- Déplacements : trajets en voiture, changements de contexte
- Objets du quotidien : laisse, harnais, caisse, aspirateur, matériel courant
- Bases de la pré-éducation : propreté, premières règles de vie, port du harnais, marche en laisse, gestion de la frustration, autonomie émotionnelle
L’observation individuelle occupe une place centrale tout au long du programme. Elle nous permet d’ajuster les expériences proposées, de respecter la sensibilité de chaque chiot et, à l’approche du départ, de mieux comprendre son tempérament afin d’orienter au mieux le futur duo chiot–famille.
Notre objectif est de faire grandir des chiots curieux, stables et confiants, des compagnons adaptés à une vie de famille, et pour certains, aptes à s’épanouir dans des projets comme la médiation animale, le sport, le rôle de chien visiteur ou de chien de soutien émotionnel.
Le sommaire ci-dessous permet d’accéder au détail de chaque étape du programme.
SOMMAIRE (accès rapide)
— EN PRÉAMBULE —
Chez nous, l’idée c’est qu’un chiot ne “naît” pas seulement : il faut l’accompagner pour qu’il se construise.
Pendant 10 semaines au cœur de notre maison, nous guidons nos chiots Bergers Australiens et Jack Russell pas à pas : bercements prénataux, stimulations neurologiques et olfactives des premiers jours, socialisation progressive aux bruits, lieux, humains et animaux, petits défis qui donnent de l’assurance, et pré-éducation (propreté, manipulations, rappel, marche en laisse…).
Fondé sur les neurosciences et l’éthologie, notre programme suit le rythme de chaque chiot et, à 8 semaines, nous évaluons son tempérament pour aider à former le bon duo famille-chiot.
Préparer aujourd’hui, pour que leur demain soit formidable.
Ouvrez les encarts “EN SAVOIR PLUS » pour dérouler des détails supplémentaires sur notre programme d’éveil.
LE POURQUOI D’UN PROGRAMME D’ÉVEIL ET SOCIALISATION

Notre sélection génétique et notre travail d‘éleveur dans les premières semaines du chiot conditionnent toute sa vie de chien adulte.
Les recherches montrent qu’un environnement riche et adapté à l’élevage permet au chiot de développer un cerveau plus performant : il apprend plus facilement, s’adapte mieux aux changements et gère plus sereinement le stress.
Et c’est également l’éleveur qui met en place la trame émotionnelle du futur chien adulte, précurseur de sa stabilité et de sa résilience. Grâce aux stimulations douces, aux manipulations bien gérées, aux activités stimulantes proposées au bon rythme et à la sécurité affective mise en place (de la mère et de l’éleveur).
Comme chez les enfants, le stress précoce entraîne une sur-activation du cortisol (hormone liée au stress) et un dérèglement de l’amygdale, ce qui donne (entre autre) des troubles anxieux ou des troubles de l’attachement.
Un chiot, c’est donc la rencontre entre sa génétique (≈ 35 %) et l’environnement dans lequel il grandit (≈ 65 % : nutrition, soins, socialisation, pré-éducation).
Nous avons donc mis en place un programme d’éveil structuré de 0 à 10 semaines, pour voir se développer des chiots épanouis, stables, demandeurs d’apprendre et qui s’adaptent rapidement à une vie familiale.
EN SAVOIR PLUS : La science derrière notre programme d’éveil
Il a été scientifiquement prouvé que lorsque les chiots sont élevés dans un environnement riche en stimuli, ils ont :
- un cerveau de taille plus importante
- des neurones et des connexions neuronales en plus grande quantité
- une meilleure survie à long terme de leurs neurones
Ce qui induit les avantages intellectuels et émotionnels suivants :
- amélioration de la capacité à apprendre et à se souvenir
- meilleure stabilité émotionnelle
- meilleure capacité d’adaptation
- une + grande gestion du stress
Un chiot est la somme de :
- sa génétique à hauteur de 35%
- l’environnement dans lequel il est élevé : nutrition, soins, socialisation, pré-éducation, à hauteur de 65%
A la lecture de ces informations, on rend immédiatement compte à quel point notre travail d’éleveur est INDISPENSABLE.
Tous deux diplômés en sciences animales, nous avons mis en œuvre un programme d’éveil grâce à :
- des massages avant naissance
- une stimulation neurologique et olfactive de 3 jours à 16 jours
- une socialisation/familiarisation/mise en place des seuils d’homéostasie sensorielle et une pré-éducation que nous mettons en place à partir de 3 semaines et ce jusqu’au départ vers 10 semaines.
Élever des chiots équilibrés, qui puissent devenir facilement des membres d’une famille, est donc un de nos objectifs les plus importants.
Et pour cela, il est nécessaire d’être formé et de continuer à se former tout au long de sa vie.
Notre programme d’éveil repose essentiellement sur notre expérience, nos formations (scolaires puis adultes) et nos lectures scientifiques des programmes et domaines suivants :
- Program Super Dog (appelé aussi ENS : Early Neurological Stimulation ou Bio Sensor)
- Programme Avidog _ Avidog utilise la science pour renforcer son programme d’opportunités de développement pour aider les chiots à atteindre le sommet de leurs capacités mentales et physiques à l’âge adulte.
- Programme Puppy Culture _ C’est un programme conçu par Jane Killion (USA) qui détaille comment élever un chiot bien équilibré au cours de ses douze premières semaines de vie.
- Programme Badass Breeder _ Programme conçu par Jeanette Forey (USA) qui détaille comment aider les chiots à se développer pour qu’ils deviennent des chiens qui changent une vie
- Breeding Better Dog (USA) _ Construire de meilleurs éleveurs
- The Breeder’s Guide to Raising Superstar Dogs par Jerry Hope, consultant certifié en comportement canin auprès de l’International Association of Animal Behaviour Consultants (IAABC)
- Domaine des neurosciences et des sciences cognitives et comportementales (chez les humains mais dont certains concepts peuvent être transférés au chien).
- La pédagogie selon Montessori que nous avons découvert et appliqué avec Lou, notre fille. Nous essayons d’appliquer certains des concepts développés par Maria Montessori dans le programme d’éveil de nos chiots, notamment le principe que chaque être vivant est un être unique et qu’il possède un potentiel inné qui peut être développé grâce à un environnement favorable et adapté.
- Domaine de l’éthologie canine _ L’éthologie s’intéresse aux comportements des chiens dans des conditions de vie données mais variables (milieu naturel, conditions domestiques…). Elle porte sur les comportements en eux-mêmes, ainsi que sur leurs causes et leurs fonctions.
Élever est un véritable métier
La recherche montre que nous, éleveurs, avons une énorme opportunité d’aider au développement de nos chiots en faisant exactement ce qu’il faut au bon moment au cours de leurs premières semaines.

LE QUOTIDIEN DES CHIOTS A L’ELEVAGE
Nos chiots Bergers Australiens et Jack Russell sont élevés dans la maison, au cœur de l’activité familial, de leur naissance à leur départ.
Ils naissent dans notre nurserie, au carrefour de notre chambre et du salon
À 3 semaines, ils rejoignent le salon et partagent notre quotidien jusqu’à leur départ vers 10 semaines.
Ils découvrent aussi l’extérieur : un parc en herbe de 300 m² et un espace de jeux de 500 m² spécialement aménagé, pour explorer différentes surfaces et s’ouvrir au monde.
Cet environnement leur fournira une stimulation visuelle, auditive et tactile indispensable et les aidera à être confiants dans leurs réactions aux nouveaux stimuli sensoriels tout au long de leur vie.
Tout au long de leur développement, ils vivent auprès de leur mère et de nos chiens adultes équilibrés, ce qui leur donne la sécurité nécessaire pour explorer, expérimenter et développer une base émotionnelle solide ; mais aussi apprendre les codes essentiels pour devenir des chiots stables et confiants.
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NOTRE PROGRAMME D’ÉVEIL ÉTAPE PAR ÉTAPE
NOTRE BOUSSOLLE DE LECTURE : les étapes, en un clin d’œil.
Avant cela, vous souhaitez comprendre l’importance de la socialisation du chiot ? Voir les bases & définitions.
➀ AVANT LA NAISSANCE (période PRÉNATALE)

Tout commence bien avant la naissance.
Pendant la gestation, qui dure 2 mois, le fœtus ressent déjà l’état émotionnel de sa mère : une chienne sereine donnera des chiots plus équilibrés et plus faciles à éduquer.
C’est pourquoi nous veillons à leur offrir un environnement stable et apaisant : alimentation adaptée, activité physique douce, mastication et vie de famille sans stress.
À partir du 50ème jour de gestation, nous pratiquons aussi de légers massages sur l’abdomen de la future maman. Ces stimulations favorisent le développement sensoriel des chiots et préparent leur future tolérance au contact humain.
EN SAVOIR PLUS : Bien-être de la mère et massages gestationnels
Une maman apaisée = des chiots plus sereins
Le fœtus n’est pas isolé totalement de son environnement, il possède des compétences motrices, sensitives et émotionnelles. Et notamment, il ressent l’état émotionnel de sa mère…
Une future maman calme transmet déjà de la sérénité à ses chiots. C’est pourquoi nous veillons à lui offrir un quotidien équilibré : exercice quotidien, alimentation BARF adaptée, moments de détente et vie de famille.
Nos rituels pendant la gestation
À partir d’environ 50 jours, nous pratiquons des massages gestationnels. Ces stimulations douces de l’abdomen font bouger les chiots dans l’utérus et les habituent peu à peu au contact.
Résultat : ils naissent déjà plus réceptifs au toucher humain et tolèrent mieux les manipulations dès les premiers jours.
Un bien-être partagé
Ces gestes simples profitent aussi à la mère : elle se détend, dort mieux et vit sa gestation sereinement.
Les bénéfices pour le chiot
La mise en place de seuils de sensibilité au toucher va permettre :
- Un chiot plus détendu et moins réactif aux imprévus.
- Un chiot plus en confiance et plus tolérant avec le contact humain dès la naissance


➁ LES 3 PREMIÈRES SEMAINES DE VIE
Pendant la mise-bas, nous assistons toujours nos chiennes afin d’être certains que tout se passe bien et nous les rassurons.
DE 0 A 2 SEMAINES : EVEIL EN DOUCEUR

À la naissance, le chiot est sourd, aveugle et totalement dépendant de sa mère.
Il passe l’essentiel de son temps à dormir et à téter, pendant que nous veillons jour et nuit à sa croissance et à son confort (et celui de sa maman).
Dès le 3ème jour, nous introduisons deux stimulations précoces douces — neurologique et olfactive — qui favorisent son développement et l’aident à devenir, plus tard, un chiot confiant, curieux et capable de mieux gérer le stress.
EN SAVOIR PLUS : Accompagner les débuts
Le chiot à la naissance
Le chiot naît immature : sourd, aveugle et incapable de réguler sa température. Il est totalement dépendant de sa mère.
- 90 % du temps, il dort et rêve. Ces mouvements pendant le sommeil servent à construire ses muscles et à former les connexions neuronales qui lui permettront, plus tard, de marcher et de se coordonner.
- 10 % du temps, il tète et élimine, grâce au léchage maternel (réflexe périnéal).
Un suivi quotidien attentif
Nous pesons chaque chiot tous les jours de la naissance à 15 jours afin de contrôler leur croissance. Cela nous permet de soutenir la mère si besoin avec un complément de lait maternisé. Ensuite, les pesées ont lieu à 30, 45 et 60 jours, en parallèle des vermifugations.
Nos chiots bénéficient d’une surveillance H24, que ce soit en direct ou via nos caméras accessibles depuis nos téléphones.
Les stimulations précoces (3–16 jours)
Dès le 3ᵉ jour, nous appliquons deux programmes complémentaires :
- Le programme de stimulation neurologique précoce (ENS – Bio Sensor)
Conçu à l’origine pour les chiens militaires américains, il repose sur de petites manipulations de 3 à 5 secondes chacune. Ce programme est très connu aux Etats Unis et surtout dans le milieu des chiens de thérapie, chiens guide d’aveugle, etc…
➝ Résultats observés : meilleure tolérance au stress, plus grande résistance aux maladies infectieuses, performances cardiovasculaires améliorées.
➝ En apprentissage, les chiots stimulés sont plus actifs, plus explorateurs, et moins stressés que les chiots non stimulés de la même portée.
- Le programme de stimulation olfactive précoce (ESI – Avidog)
Chaque jour, une nouvelle odeur est proposée aux chiots (fruit, épice, poils d’autres animaux, bois, terre…).
➝ Objectif : développer l’odorat, sens le plus important du chien.
➝ Intérêt : aussi bien pour les futurs chiens de sport, de pistage, de recherche… que pour les chiens de compagnie, car tous vivent dans un monde olfactif.


Des bénéfices concrets
Grâce à ces stimulations :
- Les chiots deviennent plus calmes et moins sensibles au stress.
- Ils développent une meilleure curiosité et des capacités d’apprentissage renforcées.
- Leur odorat est affiné, ce qui enrichit leur manière d’explorer et de jouer (ex. recherche de friandises, jeux de pistage adaptés à la maison, découverte de disciplines comme le mantrailing ou le nosework).
Et pour la mère
À la fin de cette période, elle reprend ses balades quotidiennes avec notre meute. C’est essentiel pour son bien-être physique et mental, et cela contribue à l’équilibre général de ses chiots.


DE 2 A 3 SEMAINES : LA MISE EN PLACE DES SENS
Entre 2 et 3 semaines, le chiot ouvre les yeux, commence à entendre et fait ses premiers pas.
C’est aussi l’âge des premières explorations et des jeux entre frères et sœurs.
Durant cette phase, il tisse un attachement fort et sécurisant avec sa mère, ce qui lui donne la confiance nécessaire pour découvrir le monde et poser les bases de sa future vie sociale.
EN SAVOIR PLUS : tout un nouveau monde
Tout un monde qui s’ouvre à eux
Entre 15 et 21 jours, le chiot change à vue d’œil :
- Vers 15 jours, ses yeux s’ouvrent pour la première fois.
- Vers 21 jours, son audition apparaît.
- En parallèle, il gagne en motricité : il passe de la reptation aux premiers pas et finit par se tenir debout.
Découverte et premiers jeux
Grâce à la vision et à l’ouïe, même encore incomplètes, le chiot commence à explorer activement son environnement. Il découvre les objets, teste de nouveaux modes de communication et entre dans ses premiers jeux : luttes avec ses frères et sœurs, prises en gueule, grognements…
La naissance de l’attachement
C’est aussi pendant cette période que se met en place l’attachement bilatéral (mère ↔ chiot, chiot ↔ mère). qui marque l’entrée dans la période de socialisation. Cet attachement est fondamental pour son équilibre futur :
- Imprégnation : le chiot ne naît pas en sachant à quel espèce il appartient, il va l’apprendre. Une mère attentionnée et la présence d’autres chiens lui permettent de s’identifier correctement, condition essentielle pour interagir sainement avec ses congénères plus tard. Si le chiot n’a aucun contact avec les individus de son espèce, il s’identifie à l’espèce la plus proche et pourra alors présenter des comportement inadaptés face à d’autres chiens. Cette imprégnation n’empêche pas l’attachement à d’autres espèces.
- Apaisement : un attachement serein lui donne la confiance nécessaire pour oser explorer. Les chiots qui explorent le mieux et le plus loin sont ceux qui montrent un attachement le plus serein.
- Apprentissage social : Le chiot a une grande capacité d’apprentissage par imitation, c’est ainsi qu’il va observer puis reproduire les rituels de communication qui existent entre chiens. L’absence d’attachement ou un attachement de mauvaise qualité va empêcher ou amoindrir l’acquisition de ces rituels sociaux permettant la communication.
Le rôle de la mère
Les études montrent que les chiennes attentives et maternelles donnent naissance à des chiots plus confiants, extravertis et qui explorent plus facilement le monde qui les entoure. C’est pourquoi nous choisissons avec soin les futures mamans de nos portées.
Des bénéfices pour la suite
Cette courte période de transition prépare les chiots à entrer dans la socialisation active :
- Ils posent les bases de leur future vie sociale avec les autres chiens et avec l’humain.
- Ils commencent à voir, entendre et communiquer.
- Ils gagnent confiance grâce à un attachement sécurisant.


➂ DE 3 À 7 SEMAINES : Socialisation et familiarisation
A partir de 3 semaines, nos chiots entrent dans une phase décisive : celle de la socialisation et de la familiarisation.
C’est une période clé où tout ce qu’ils vivent, voient, sentent ou entendent vient façonner leur équilibre futur.
Nous allons profiter de cette phase pour mettre en place des expériences adaptées à leur âge — stimulations sensorielles, contacts humains, interactions avec leurs congénères, découvertes progressives du monde extérieur.
Chaque étape est pensée pour les confronter à la nouveauté en douceur, afin qu’ils apprennent à gérer leurs émotions, à développer leur curiosité et à trouver confiance dans les situations qu’ils rencontreront toute leur vie.
eveil des sens : toucher, odorat, vue, OUÏE, goÛt

🔊 Nous mettons en place un environnement auditif stimulant grâce au positionnement du parc qui est dans notre salon ouvert sur la cuisine pour les bruits quotidiens d’un foyer : bruits divers tels que aspirateur, télévision, cuisine, lave-vaisselle, robot ménager, télé, Sonos, etc…
Nous utilisons également une playlist de sons que nous concevons tout spécialement pour la socialisation des chiots afin de les préparer à des bruits qu’ils seront susceptibles de rencontrer dans leur vie future :
🎧 ambiance de gare, aéroport , métro, train, avion, coup de fusil, feu d’artifice, orage, moto, restaurant bondé, ville, etc.
🧠 À cet âge, les chiots peuvent sursauter mais n’ont pas encore de réaction de peur, ils intégreront donc que ces sons font partie du quotidien et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Ils ont un temps de récupération au sursaut extrêmement rapide (excellente gestion du stress) qu’il faut mettre à profit.
Cela aidera grandement le chiot tout au long de sa vie et réduira sa peur naturelle et sa méfiance face aux sons étrangers et/ou forts.
🧸 A partir de cette période, ils commencent à jouer entre eux et avec leurs jouets.
Nous mettons à leur disposition des jouets de différentes matières : cartons, plastique, laine etc…, au sol et suspendus.
Cela permet d’éveiller leurs sens : familiarisation au toucher de ces matières, leur odeur, leur vue, afin d’enrichir un maximum leur base de données.
Des jouets différents sont introduits chaque jour pour permettre un enrichissement quotidien.
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communication canine

🐕 Les chiots peuvent côtoyer nos autres chiens, qui sont d’une patience et d’une douceur remarquable avec eux.
ils se prêtent à tous leurs jeux mais en sachant les remettre à leur place.
Le contact avec d’autres chiens adultes équilibrés est indispensable car le chiot agit par mimétisme en reproduisant, sans en connaître forcément la signification ou l’importance au départ, les séquences comportementales observées chez l’adulte.
C’est l’apprentissage des codes canins dont ils auront besoin à l’âge adulte pour communiquer avec leurs congénères.
D’où l’intérêt que les chiots évoluent avec plusieurs autres chiens que leur mère, d’âge, sexe et caractères différents.
A l’issue de la socialisation, le chiot aura appris les bases du langage canin :
- Les signaux d’apaisement
- L’inhibition de la morsure (le contrôle de sa mâchoire)
- Les postures de jeu
DÉBUT DU SEVRAGE
🥩 Généralement c’est aussi à partir de cette période que le sevrage alimentaire démarre, nos chiots sont au régime BARF (Biologically Appropriate Raw Food).
Nous commençons par l’introduction de viande crue mixée, puis continuons par des os charnus crus mixés, des abats, des fruits et des légumes au fil des semaines.
Bien évidemment, ils continuent à téter leur mère jusqu’au départ de la maison vers 10 semaines.
Nous leur donnons régulièrement leur ration dans des tapis de léchage ou Licking Mat qui permet de les stimuler et les occuper.

Début des sorties , résolution de défis et habituation toilettage

🌤️ Ils sortent très régulièrement (tous les jours si le temps le permet), sous surveillance, dans leurs parcs extérieurs où ils font les fous :
- barbotent dans leur petite piscine pour se familiariser à l’eau
- se familiarisent aux éléments rencontrés en Agility : tunnel et tunnel chaussette, haies d’obstacles (barre au sol), anneau, slalom…
- passent sur les plateformes tunnel et oscillant, sur la bascule, sur la passerelle oscillante, etc…
🧩 Nous démarrons très tôt les défis via des « Barrier Challenge » afin qu’ils commencent à appréhender et analyser l’espace sereinement.
Le 1er exercice introduit est le fait de placer la gamelle derrière une barrière qu’il faut contourner. S’ils trouvent la solution, ils ont accès à la nourriture. Nous les guidons si vraiment cela est trop difficile.
Au fur et à mesure des jours, nous augmentons la difficulté et/ou la frustration, et nous diminuons notre aide.
Le but de ces exercices est que le chiot cherche une solution à un problème et apprenne à gérer ses émotions (la frustration et l’excitation amenées par l’exercice).
Une bonne réaction du chiot entraîne l’accès à ce qu’il désire : accéder à la nourriture.
Ainsi, il prend confiance en ses capacités et mesure l’impact de son action une fois qu’il passe en mode « réflexion ».
Ces défis donnent des chiots qui seront plus « posés », plus réfléchis.
🛁 A cet âge, ils découvrent également le toilettage et le brossage et apprennent à rester calmes pendant les manipulations :
- Au moins 2 sessions de toilettage : bain et séchage au pulseur (gros sèche cheveux)
- du brossage régulier
🧭 Présenter précocement des choses nouvelles et variées aux chiots leur permet :
- de s’habituer facilement à de nouveaux stimuli
- d’apprendre à résoudre des problèmes : monter sur une plateforme, trouver son chemin dans un labyrinthe, contourner une barrière pour trouver la gamelle, etc…afin de développer leur capacité d’adaptation et apprendre à gérer leur frustration
- d’explorer toujours davantage et prendre des initiatives
Et cela perdurera à l’âge adulte.
➃ DE 7 À 10 SEMAINES : préparer LA VIE future
De 7 à 10 semaines, nos chiots franchissent une nouvelle étape : celle où l’on affine leur préparation à la vie de famille.
Ils découvrent des environnements variés — balades en forêt, trajets en voiture, premières immersions en ville — et s’exercent sur des agrès pour développer leur motricité et leur confiance.
C’est aussi la période du détachement progressif d’avec leur mère et leur fratrie : une transition essentielle pour qu’ils deviennent des chiots autonomes, prêts à rejoindre leur nouvelle famille en toute sérénité.
Familiarisation, détachement de la fratrie, transport

🐴 Nous les emmenons dans différents endroits proches de la maison où ils rencontrent nos chevaux, des vaches, des moutons…
De quoi commencer une bonne banque de données en ce qui concerne la familiarisation aux espèces et ainsi accepter un maximum d’animaux plus tard.
Si nous en avons la possibilité, nous leur montrons aussi des chats chez notre amie Marion.
🧑🤝🧑 Pendant cette période, ils rencontrent aussi beaucoup d’humains de physionomie différente, d’âge différent : enfant, personnes de tout âge, peau foncé, peau claire, blond, brun, etc….
Plus d’une trentaine de personnes les papouillent et jouent avec eux pendant leur vie à l’élevage (nos amis, notre famille mais aussi des personnes étrangères).
Les familles en liste d’attente pour la portée en cours sont conviées à l’élevage lors des 6 semaines des chiots, afin d’aider à la socialisation aux humains.
🎭 Nous nous déguisons également pour que les chiots se familiarisent avec le port de lunettes, de bonnets, de chapeaux, de combinaisons de ski, de casques de moto, de masques, mais aussi une canne pour marcher, etc…
Le but étant de faire en sorte que tout cela s’imprime dans la base de données du chiot et soit considéré comme « normal ». De plus, ils apprennent également qu’ils peuvent faire confiance à d’autres humains que nous.
🚗 Dans un autre registre, nous faisons régulièrement des trajets en voiture le plus tôt possible afin de les habituer aux bruits mais également leur éviter autant que possible d’être malade en auto plus tard.
🐕 Ils rencontrent également les chiens de nos amis et quand nous pouvons, de race différente de celles qu’ils côtoient à la maison. Ceci afin que le chiot puisse étendre ses connaissances du genre canin au vu des nombreux phénotypes existants.
Chiots Bergers Australiens
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Chiots Jack Russell
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Découverte de la ville, balade en forêt, proprioception, marche en laisse

🐾 Nous rallions des petites balades en forêt non loin de chez nous afin d’associer la voiture à quelque chose de positif.
Cela permet aux chiots d’utiliser leur flair, de travailler le suivi naturel dans des endroits inconnus et de renforcer leur capacité d’adaptation ainsi que leur confiance en eux.
⚖️ Nous les encourageons à travailler sur leur proprioception.
Le système de proprioception se développe dès la naissance et une grande partie aura donc lieu chez l’éleveur qui doit fournir un maximum de stimulations proprioceptives.
C’est donc d’une importance capitale pour les futurs chiens de sport ou d’utilité car ils auront plus de facilité à se mouvoir et à négocier des environnements compliqués sans se blesser.
Nous proposons donc :
– des planches de proprioception (miroir, éponge, bouchons de liège collés les uns à côté des autres, tapis avec picots…)
– un pont à ressort
– une bascule
– un pont oscillant
EN SAVOIR PLUS : qu’est-ce que c’est la proprioception ?
La proprioception regroupe les récepteurs et l’ensemble des terminaisons nerveuses permettant à un individu de connaître la position et les mouvements de son propre corps sans avoir à les observer visuellement.
On peut parler d’un sixième sens interne qui permet d’avoir une pleine conscience de son corps et de la place des articulations, que ça soit en position statique ou dynamique. L’équilibre lui est très lié.
La proprioception permet donc de s’adapter à l’environnement extérieur. D’un point de vue sportif, elle permet notamment de permettre à son corps d’automatiser une réaction à une situation. Elle permet également de mieux apprécier et donc réagir plus vite aux évolutions des paramètres de l’environnement. Il sera alors possible d’avoir de meilleurs réflexes dans des situations diverses.
🏙️ Nous les emmenons en ville, dans des marchés ou des brocantes dans les bras ou en poussette canine. Cela a pour objectif de les habituer aux bruits des voitures, des motos,… mais aussi aux sons particuliers de la foule, aux nouvelles odeurs et tout simplement voir et sentir un kaléidoscope de choses nouvelles à ajouter à leur base de données.
Si les chiots ont envie, ils peuvent aussi être caressés par des enfants, des personnes âgées, etc… ou recevoir une friandise.
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PRE-EDUCATION DU CHIOT
Mettre en place le cadre de la vie de famille
La période de socialisation de nos chiots (3-10 semaines) vient en parallèle de celle de la pré-éducation.
Nous mettons en place des bases, un cadre, pour faciliter GRANDEMENT leurs débuts à l’arrivée dans leur nouveau foyer.
Nous leur demandons des choses simples en tenant compte de leur âge et de leur degré d’éveil :
- LA PROPRETÉ
Nous sortons régulièrement les chiots dans le jardin pour les conditionner à faire leurs besoins dans l’herbe. Ils sont quasiment propres en arrivant chez vous. - « NE RIEN FAIRE »
Cet apprentissage est un indispensable. Et oui, s’il il est important de stimuler un chiot, il est tout aussi important qu’il apprenne qu’il y a des moments où l’on ne fait RIEN et où l’humain est présent mais n’est pas disponible. - NUIT = DODO
Nos chiots sont conditionnés à dormir dès que la lumière du salon est éteinte. - PORT HARNAIS ET LAISSE
Nous initions à la marche en laisse avec un harnais en Y pour que le chiot connaisse déjà cette sensation en arrivant chez vous, facilitant ainsi les premières sorties « besoins ». - LE RAPPEL
Nous renforçons le fait que le le chiot revienne quand on l’appelle. Et revienne de lui même vers l’humain en cas d’inconfort, pour demander de l’aide. - L’INHIBITION A LA MORSURE
Nous apprenons au chiot que mordiller fait mal, il doit acquérir des auto-contrôles. C’est à dire résister ou tempérer une envie très forte. - MANIPULATIONS QUOTIDIENNES
Accepter toutes les manipulations possibles (dans le respect du chiot) afin d’être habitué à tous contacts, même par des enfants ou des personnes non familières, et de pouvoir notamment être soigné par le vétérinaire facilement : couper les griffes, regarder les oreilles, les coussinets, les yeux, l’intérieur de la bouche, prendre la température, etc…, mais aussi brossé/toiletté par un toiletteur canin. - LE CALME EN HAUTEUR
Nous habituons le chiot à rester calme quand il est positionné sur un support en hauteur, comme une table, ce qui facilitera les manipulations chez le vétérinaire, le toiletteur, l’ostéopathe, etc… - GESTION DE LA PROTECTION DE RESSOURCES
Nous mettons en place une gestion de la protection de ressources (jeux, nourriture, mastication, etc…) envers les enfants ou les adultes. Pour cela nous ne reprenons jamais de force une ressource que le chiot a en gueule mais nous lui donnons envie de la partager (échange, ajout d’autres choses de valeur, etc…). - GESTION DE LA FRUSTRATION
Nous travaillons quotidiennement la frustration et la mise en place d’auto-contrôles ( capacité à s’auto-gérer, à contrôler ses émotions, sans que l’humain ait besoin de demander de le faire). - DETACHEMENT DE LA FRATRIE
Nous habituons le chiot à être détaché de sa fratrie, de sa maman et des humains, c’est à dire qu’il passe un peu de temps seul dans d’autres pièces de la maison ou dans un parc à chiot intérieur (10 à 15 minutes tous les jours). Ce qui permet d’amorcer un détachement en douceur et ainsi éviter l’anxiété de séparation une fois chez vous. - CAISSE DE TRANSPORT
Nous amorçons le fait de rester calme dans la caisse de transport pendant une dizaine de minutes, afin de faciliter les voyages en voiture. - RECHERCHE DE FRIANDISES
Pour préparer le départ à 10 semaines, nous proposons aux chiots de la recherche de friandises en pluie dans le jardin ou dans un tapis de fouille. Cela a plusieurs avantages : stimuler l’intellect, gérer leur excitation/frustration positivement, travailler la concentration, fatiguer mentalement via l’utilisation du flair.
Ce type de recherche peut être reproduit dès l’arrivée du chiot dans sa nouvelle famille, de façon ludique et simple, notamment pour faire participer les enfants. - ETRE AUTONOME
A partir de 7 semaines, nous laissons les chiots évoluer dans la maison plusieurs heures par jour avec une partie de nos adultes afin de les préparer à une vraie vie de chien de compagnie.
Respecter leur personnalité, développer leurs compétences
Nous prenons en compte le fait que chaque chiot est un individu à part entière qui a sa propre perception et représentation de son environnement, c’est la notion d’Umwelt.
Ceci fait que chaque chiot réagit différemment aux exercices proposés et a besoin d’évoluer à son rythme.
Nous ne pourrons pas changer la personnalité profonde de nos chiots, et ce n’est en aucun cas notre but car chaque tempérament peut satisfaire une famille bien précise.
Par contre, notre programme permet de les doter des compétences dont ils ont besoin pour s’adapter plus facilement à leur nouvelle vie lorsqu’ils nous quitteront.
accompagnement et préparation au départ
evaluer leur temperament pour un choix conscient
Un peu avant la fin du programme d’éveil, à 8 semaines, le tempérament de chaque chiot devient lisible : plus dynamique ou plus calme, plus fonceur ou plus observateur, plus câlin ou plus autonome, plus ou moins obstinés , plus ou moins sensible…
Nous réalisons alors une évaluation standardisée individuelle pour objectiver curiosité, gestion du stress, récupération émotionnelle, sociabilité, focus…
Cela nous permet de guider les familles suivant leur projet de vie comme :
- un chien pour vivre dans une famille avec enfants, voir enfant en bas âge
- un chien pour vivre avec d’autres animaux : lapins, chats, chevaux, etc…
- un chien prêt à vous suivre dans n’importe quelle aventure ou au contraire capable de s’adapter à une vie plus cooconing
- un chien ayant le potentiel pour faire un sport canin spécifique : Frisbee Dog, Agility, Pistage, Cani-Cross, Mantrailing, etc…
- un chien ayant du potentiel pour la médiation animale, le soutien émotionnel ou l’assistance aux personnes comme de la Recherche Utilitaire
L’idée pour le chiot et sa famille :
- un choix éclairé en fonction du rythme de vie,
- un chiot qui s’adapte plus vite à son nouveau quotidien,
- moins d’aléas, plus d’évidence.
Envie de creuser ?
- 👉 Tout comprendre sur l’évaluation du tempérament (notre article)
- 👉 Comment choisir votre chiot idéal (notre page guide)
LE DETACHEMENT de maman

Le détachement correspond à la rupture du lien d’attachement qui unit le chiot à sa mère. C’est un passage obligatoire et nécessaire pour que le chiot devienne un adulte.
Ce détachement commence à partir de 4/5 semaines, quand l’éruption des dents de lait démarre. La mère commence alors à repousser les chiots quand ils veulent téter. Puis ce rejet s’étend aux périodes de jeux et aux marques d’affection jusqu’au lieu de couchage (la mère refuse de dormir avec ses chiots près d’elle). La mère finit par refuser tout contact avec ses chiots s’il n’est pas initié selon les codes sociaux.
Le détachement est généralement complet à 8/9 semaines, ce qui correspond au moment du départ des chiots dans leurs familles (10 semaines).


l’heure du depart
Un petit tour chez notre vétérinaire préférée pour un check-up puis elle les identifie par puce électronique, les primo-vaccine, établi un certificat de bonne santé et on est fin prêts pour leur envol.
La page se tourne : après ces 10 semaines d’éveil, nos chiots peuvent rejoindre leur nouveau foyer.
Tout est prévu pour une transition douce → Un bon départ, comment ça marche ?
Et si le chiot doit rester au-delà de 10 semaines ?
Nous poursuivons le programme (sorties, proprioception, rencontres choisies, pré-éducation, rituels de calme) pour qu’il ne prenne aucun retard — au contraire, il consolide ses acquis.
Exemple réel : Dazzle, resté jusqu’à 11 semaines à la maison car sa famille n’était pas pleinement disponible pour l’accueillir avant cette date
→ Voir l’exemple : Dazzle, 9–11 semaines
NOTRE PROGRAMME D’ÉVEIL, en vrai
Blogs de portées & témoignages
Regarder grandir une portée de A à Z
Ce que nous écrivons, nous le vivons. À chaque portée, vous pouvez suivre la vie des chiots de la naissance au départ : semaine après semaines photos, vidéos, mini-défis, sorties, évaluations… la réalité du terrain pour comprendre comment l’éveil se construit.
Témoignages d’adoptants — leurs retours concrets : premières nuits, propreté, adaptation, trajets, rencontres…
→ Lire les témoignages d’adoptants
Écouter : l’éveil du chiot en élevage (podcast – 1h10)
Notre interview avec Claire – La Niche Aventure reprend les fondations de notre programme : des premières stimulations aux sorties en ville, en passant par la pré-éducation et l’évaluation à 8 semaines.
Maintenant, parlons des effets concrets de notre programme d’éveil et de la manière de les prolonger de 10 à 16 semaines.
Ce que notre programme d’éveil change…
et comment le prolonger
Pourquoi agir entre 5 et 16 semaines
Il faut savoir que l’organisation du cerveau du chien commence dès l’âge de 5 semaines.
En parallèle de la multiplication cellulaire, cette organisation consiste en l’élagage des cellules nerveuses et contacts qui ne sont pas valorisés par une stimulation.
Cette phase de suppression des neurones se termine vers l’âge de 16 semaines, à la fin de la période de socialisation.
C’est pourquoi il est fondamental de stimuler au maximum le chiot lors de cette maturation du système nerveux (de 5 à 16 semaines) afin de déployer tout son potentiel. C’est là que notre travail prend tout son sens.

LES BENEFICES VISIBLES
Nous mettons donc l’ensemble de nos compétences, de notre expérience et de notre temps pour maximiser leur potentiel individuel pendant la phase où ils seront à l’élevage, c’est à dire de 5 à 10 semaines.
C’est tout l’intérêt d’un programme d’éveil bien construit et progressif. Et malheureusement, cette phase ne se rattrape jamais si elle n’a pas été conduite correctement.
Les bénéfices de ce programme d’éveil sur le chien adulte sont les suivants :
- la stabilité émotionnelle est accrue
- la récupération en cas de peur est meilleure
- des chiens qui se posent plus facilement lors de périodes calmes
- un apprentissage plus rapide lors de l’éducation (propreté, marche en laisse, manipulation vétérinaire, transport etc…)
- une adaptation + rapide et + facile : ville, animaux, maison, ville…
- un chien « facile à vivre »
LE RÔLE fondamental DE LA nouvelle FAMILLE
Mais tout ceci est possible uniquement si la nouvelle famille du chiot valorise la 2ème phase, qui a lieu de 10 à 16 semaines, quand le chiot est dans son nouveau foyer.
En poursuivant cette phase en douceur : petites nouveautés régulières, rencontres choisies, rituels de calme, mêmes principes de progressivité et d’associations positives.
Notre travail n’a de sens que dans ce binôme : éleveur et famille ont chacun un rôle égal dans la réussite.


Vous venez de découvrir, semaine après semaine, tout ce que nous mettons en place pour accompagner nos chiots de leur naissance jusqu’à leurs 10 semaines.
Mais qu’entend-on exactement par “socialisation” ? Pourquoi cette étape est-elle si cruciale pour l’équilibre futur d’un chien ?
Et que se passe-t-il si elle est négligée ?
C’est ce que nous vous expliquons dans le chapitre suivant, afin de vous donner les clés pour comprendre le sens profond de notre travail d’éleveur.
COMPRENDRE L’IMPORTANCE DE LA SOCIALISATION DU CHIOT
le travail de l’eveur est INDISPENSABLE
La période de socialisation commence à partir de 3 semaines et s’étend jusqu’aux environs de 16 semaines.
De fait, une partie des apprentissages se fait à l’élevage (3-10 semaines), et l’autre chez la nouvelle famille (10-16 semaines).
On se rend donc compte immédiatement que le rôle de l’éleveur est fondamental pendant cette période de socialisation et que tout le travail d’éveil du chiot qui ne sera pas fait à l’élevage ne sera jamais rattrapable.
Le développement mental, physique et émotionnel d’un chiot est extrêmement rapide. Les experts estiment qu’1 semaine de vie d’un chiot est équivalente à 6 mois de développement pour un humain…
Pendant cette période complexe de socialisation, le chiot va :
- acquérir des comportements spécifiques à l’espèce canine (afin de pouvoir mettre en place des relations avec les autres chiens)
- rencontrer des espèces avec lesquelles il va pouvoir avoir des relations sociales : humains, chats, chevaux, etc…
- apprendre à se contrôler, communiquer et gérer ses émotions/son stress
Cette phase de socialisation (3 à 16 semaines) prépare donc le chien à :
- à apprécier les interactions et à tolérer les manipulations essentielles
- à être à l’aise avec les autres animaux, les gens, les lieux, les objets, les activités…
- à communiquer efficacement en l’exposant à un large éventail d’images, de sons, d’odeurs et de textures.
Cette phase pose donc les bases de ce qui permettra d’obtenir un « grand » chien (si tant est qu’il évolue dans une famille qui le respecte). Un chien qui ne sera jamais agressif, qui sera amical avec les gens, qui saura se poser dans la maison mais qui sera également un compagnon amusant, prêt à vous suivre dans n’importe quelle aventure.
EN SAVOIR PLUS : l’importance du choix de l’éleveur
La majorité des apprentissages et des acquisitions fondamentales du chiot se font donc durant cette période de socialisation.
Néanmoins il convient de procéder avec prudence lorsque l’on stimule un chiot et qu’on lui fait vivre des expériences.
La conscience des situations est exagérée chez les jeunes chiots. A mesure qu’ils grandissent, ils deviennent de moins en moins sensibles aux situations différentes et généralisent de plus en plus si les choses sont faites correctement.
D’où l’importance qu’un éleveur soit formé, compétent et ait de l’expérience.

Socialisation, familiarisation et homéostasie sensorielle : de quoi parle-t-on ?
Voici les définitions de la socialisation, de la familiarisation (aussi appelé sociabilisation) et de l’homéostasie sensorielle qui ont lieu pendant la « période de socialisation » :
EN SAVOIR PLUS : La socialisation intraspécifique
La socialisation correspond à l’apprentissage et au développement des modalités de relation entre les individus d’un groupe. La socialisation concerne donc les relations entre les chiens.
Elle commence par le processus d’identification à l’espèce canine, effectivement le chiot ignore qu’il est un chien, il va rapidement l’apprendre au contact de sa mère, sa fratrie et l’ensemble des chiens qu’il verra avant ses 16 semaines.
La socialisation se poursuit avec l’apprentissage des modes de communication et des règles de vie sociales propres au chien.
D’après Miklosi (2008), la socialisation est un processus épigénétique (c’est-à-dire que l’expression des facteurs génétiques est modulée par des facteurs environnementaux).
La sociabilisation elle, est le fait d’être apte à cohabiter avec ses congénères.
EN SAVOIR PLUS : La familiarisation (sociabilisation interspécifique)
Le terme de sociabilisation interspécifique implique l’existence d’un comportement d’ordre social ou relationnel, ce qui n’est pas possible avec des espèces territoriales comme l’espèce féline, par exemple.
C’est pourquoi, on lui préfère le terme de familiarisation, qui correspond à une habituation interspécifique ou au fait d’avoir un comportement familier.
Le chiot doit pouvoir apprendre à être en contact avec d’autres espèces (chat, rongeurs, poules, chèvres, moutons, chevaux, etc…) et notamment l’Homme bien sûr !
Un chiot qui a grandi en ayant peu de contact avec l’humain de 3 à 12 semaines sera, pour le reste de sa vie, peu familier à cette espèce… d’où l’importance de bien choisir son éleveur.
EN SAVOIR PLUS : L’homéostasie sensorielle et l’habituation à de nouvelles choses
La notion d’homéostasie sensorielle se réfère à l’état d’équilibre émotionnel entre l’organisme du chiot et son environnement. En cas de perturbation dans l’environnement (bruits d’intensité importante, nouveau foyer, etc…), l’organisme du chiot essaie de réduire les effets de la perturbation pour revenir à l’état d’équilibre, c’est la résilience.
Cet état d’équilibre dépend de tout ce qui aura été mémorisé au cours du développement du chiot. Ces seuils de référence qui permettent l’homéostasie sensorielle s’établissent pendant la période de socialisation, de 3 à 16 semaines environ. Le chiot apprend donc une certaine image du monde dans laquelle chaque stimulus, qu’il soit auditif, visuel ou tactile, a une intensité maximale qu’il peut tolérer (d’où l’importance de leur montrer le plus de choses possibles).
Après 16 semaines, tout stimulus est évalué par comparaison avec les références que le chiot aura enregistré de 3 à 16 semaines.
L’homéostasie sensorielle est conservée tant que les stimuli ne dépassent pas un certain seuil des références du chiot. Au delà de ces seuils, la stabilité émotionnelle est rompue et le chien va retrouver ses émotions primaires de peur en cherchant à fuir.
LES ENJEUX DE LA PéRIODE DE SOCIALISATION
La socialisation, la familiarisation et la mise en place des seuils d’homéostasie sensorielle sont donc des éléments du processus de développement par lesquels les chiots jack Russell et Berger Australien se familiarisent avec leur environnement.
C’est la façon dont ils créent des associations sur ce qui est bon pour eux et par opposition ce qui est mauvais ou stressant.
C’est aussi ce qui permet la stimulation et donc l’activation des connexions synaptiques.
Il ne s’agit donc pas de proposer le plus de choses possibles, n’importe comment, à un chiot et ne pas tenir compte de la façon dont il y réagit.
Il existe au sein de la période de socialisation des moments clés à exploiter donc une chronologie à suivre (un programme) en fonction du développement comportemental canin, en s’adaptant à l’individu, ce qui implique de savoir « lire » un chiot.
Pour cela, deux choses sont importantes :
- ils doivent être confrontés le plus tôt possible à une majorité de choses qu’ils rencontreront dans leur vie (avant 4 mois)
- la première impression qu’ils en ont doit être la plus positive possible.
La socialisation, la familiarisation et la mise en place des seuils d’homéostasie sensorielle ont un but précis :
Donner confiance à un chiot face à son environnement et rendre le monde qui l’entoure le plus normal possible pour lui.
LES RISQUES d’UN MANQUE DE SOCIALISATION
Que se passe-t-il si l’éleveur ne fait pas (ou fait mal) ce travail de socialisation/familiarisation à l’élevage de 3 semaines jusqu’au départ ?
Les chiots auront forcément un moins bon départ dans la vie car cette période, si elle n’est pas optimisée, ne se rattrape JAMAIS.
Une mauvaise socialisation/familiarisation peut produire des chiens :
- difficiles à éduquer
- moins familiers envers les humains, même sa propre famille (indépendance)
- timides
- craintifs ou anxieux dans les nouvelles situations : personnes, lieux, objets, activités, congénères…
- potentiellement agressifs ou réactifs s’ils n’arrivent pas à gérer leur angoisse
- qui pourraient développer de l’anxiété de séparation
- avoir du mal à communiquer avec leurs congénères
- ne pas accepter d’autres espèces animales comme le chat, le lapin, etc…
- inadaptable à une vie d’aventures
- qui apprend moins bien (déficit d’apprentissages)
Lien vers une étude sur le déficit de socialisation
SOURCES SCIENTIFIQUES : INTÉRÊT D’UN PROGRAMME D’ÉVEIL ET DE SOCIALISATION
- Early Puppy Behavior: Tools for Later Success
- Influence of early life adversity and breed on aggression and fear in dogs
- Canine Behavioral Development
- Effects of early gentling and early environment on emotional development of puppies
- Effects of early rearing environment on behavioral development of guide dogs
- Separation anxiety in dogs: The function of homeostasis in its development and treatment
- Improving puppy behavior using a new standardized socialization program
Un podcast sur le sujet…
POUR ALLER PLUS LOIN :










